Du Bonheur à l’envers, Pascal Ruter, Didier Jeunesse

CatégorieLittérature ado, Littérature jeunesse / albums
ParMélanie

Certains d’entre vous connaissent déjà Victor, le héros du Coeur en braille. Pour ceux qui ne le connaissent pas, pas d’inquiétude, vous pouvez très bien le découvrir en commençant par lire Du Bonheur à l’envers. Car l’adorable Victor a perdu quelques centimètres, puisque Pascal Ruter nous emmène à la découverte de son année de CM2.

C’est l’occasion tout d’abord de faire connaissance avec la famille de Victor. Il y a son père, qui travaille pour un société d’assurance et tente de compléter un puzzle (dont il ignore s’il est complet) pendant son temps libre. Il y a sa mère, qui réconforte l’humanité et qui fonde beaucoup d’espoirs sur son fils. Il y a Etoile, la tante, qui a des problèmes de communication et qui ne supporte pas le désordre.
On découvre également Mademoiselle Bonjour, la maîtresse, qui a décidé de faire découvrir le théâtre antique à sa classe et de monter une pièce dans laquelle Victor aura le rôle du buisson. Un rôle très important !
Il y a aussi Léo, le meilleur ami de Victor, né pour le théâtre, et Julie, la nouvelle voisine, qui a du mal à surmonter la mort de sa petite soeur, victime d’une rupture d’anémone.
Puis débarque l’oncle Zak. Grand joueur d’échec, fantasque, en désaccord avec les règles de la société. Tel une tornade, il va bouleverser les vies trop tranquilles de ce petit monde et emmener Victor sur les sentiers d’une vie plus fantaisiste.

L’humour est certes un peu moins présent dans ce roman que dans le Coeur en braille, mais j’ai retrouvé la poésie et l’émotion qui m’avaient touchée à la lecture du premier roman de Pascal Ruter.
Victor a beau aimer la boxe, c’est un personnage plein de douceur, qui a le don de rendre les choses tristes un peu plus belles. La maladie, l’autisme, le chômage, à travers ses yeux, tout devient plus simple.

Lire Du bonheur à l’envers, c’est comme laisser fondre un bonbon en bouche ; ça a le goût sucré de l’enfance, sa poésie et son innocence.

 

Mélanie Delaporte