Rouge Tagada / Mots rumeurs, mots cutters / Bulles & blues / Invisible, Charlotte Bousquet & Stéphanie Rubini, Gulf Stream

CatégorieBD, Littérature ado
ParMélanie

               

Aujourd’hui, ce n’est pas un livre, mais quatre, que nous allons vous faire découvrir. Quatre romans graphiques, écrits par Charlotte Bousquet et illustrés par Stéphanie Rubini.

Rouge Tagada, c’est l’histoire d’amitié entre Alex, qui raconte l’histoire, et Layla, la nouvelle du collège. Les deux jeunes filles deviennent vite inséparables, mais lorsque Layla tombe amoureuse pendant les vacances de Pâques, tout bascule… Parce qu’Alex, tout à coup, ne semble plus si importante pour Layla, et parce que les sentiments de notre jeune narratrice ne s’arrêtent pas à une simple amitié…

Dans Mots rumeurs, mots cutters, il est question de Léa ; l’adolescente tombe amoureuse de Mattéo, le redoublant qui fait craquer les filles de sa classe, et a la chance de sortir avec. Mais une photo va venir gâcher cette relation et entraîner la jeune fille dans une spirale de moqueries et de harcèlement.

L’histoire de Bulle & blues nous est racontée par Chloé ; la jeune fille, très proche de Soan avec qui elle a grandi, le voit s’éloigner et en souffre. Comme si cela ne suffisait pas, elle n’est douée qu’en dessin et sa mère est loin de considérer cela d’un bon oeil, au vu de ses notes. Heureusement, il y a au moins une personne prête à croire en elle.

Invisible, enfin, c’est Marie. Marie qui se trouve trop grosse, Marie qui est bien trop timide, Marie qui est invisible, au collège comme à la maison. Marie qui aimerait plaire à Soan, qui prend confiance en elle lorsqu’il commence à lui parler. Marie qui garde ce qu’elle a sur le coeur, parce que personne ne s’y intéresse…

Quatre histoires différentes, quatre narratrices, mais quatre romans graphiques liés par la classe de Quatrième D.
L’adolescence, ses petits soucis et ses plus grandes tragédies, s’animent au rythme des vies de nos quatre principales protagonistes, qui se croisent d’un roman à l’autre. La douceur du dessin accompagne à merveille les sujets souvent douloureux ; le texte et l’illustration sont en parfaite harmonie et l’ensemble est tellement bien pensé qu’on peut retrouver, en prêtant attention aux détails des images, le personnage principal d’un des romans graphiques dans les illustrations d’un autre, les liant encore un peu plus.

 

Mélanie Delaporte.

Le grand méchant renard, Benjamin Renner, Delcourt

CatégorieBD
ParMélanie

Le renard en a assez de mourir de faim. À chaque fois qu’il pénètre dans le poulailler, ce n’est pas le chien de garde incompétent qui lui règle son compte, mais une poule qu’il n’arrive même pas à effrayer. Et à chaque fois, c’est avec un panier de navets préparé par le lapin et le cochon qu’il repart.
Le loup, lui, ne peut pas s’approcher du poulailler et propose son plan machiavélique au renard : voler des œufs et manger les poussins qui en sortiront. Le renard accepte, mais tout se complique lorsque les poussins naissent et prennent le renard pour leur mère…

Une bande dessinée très drôle qui devrait plaire autant aux petits qu’aux grands !

Mélanie Delaporte.

Le choix, Désirée et Alain Frappier, La ville brûle.

CatégorieBD
ParPhilippe

Le choix relate à travers un subtil mélange de fiction et d’analyse historique, ce moment des années 70 où la société française est confrontée aux fractures occasionnées par la promulgation de la loi portée par Simone Veil en 1974 sur l’IVG. Rythmé par la vie de Désirée ballottée de lieu en lieu et qui découvre celle de sa mère qui avorta dans des circonstances douloureuses, le récit confronte ce moment de l’histoire de la société française avec des destins particuliers, celui de femmes qui souhaitent légitimement pouvoir choisir ce qu’elle veulent faire de leur corps. Et le livre se poursuit dans les années 90 avec le choix de Marie et d’Adam tout aussi poignant… Un très beau roman graphique à découvrir.

Philippe Soussan, un peu en colère mais cela va passer.

PS: Je remercie ici vivement Désirée et Alain d’être venus présenter leur travail à la librairie malgré le cauchemar occasionné par une ligne C de RER  défaillante…

Je remercie aussi ma fille de m’avoir aidé à réaliser le travail de préparation de la soirée autour de ce thème si important.

Et je remercie enfin les personnes, peu nombreuses hélas qui sont venues les soutenir.