Un peu la guerre, Jean Rouaud, Grasset

CatégorieLittératures
ParAmi(e) des Vraies Richesses

Dans cette troisième partie de sa « Vie poétique » Jean Rouaud évoque les années soixante-dix, lorsque la mort du roman fut décrétée parallèlement à celle du style et de la narration. Rude épreuve pour celui qui se préparait à être écrivain. Victime de ces diktats alors, devenu aujourd’hui observateur de leurs contradictions, il mêle chronique du temps et histoire intime (mais avec quelle retenue!) et dresse en final un superbe portrait de l’Editeur, Il nous fait connaître les doutes qui ont marqué son parcours d’écrivain débutant mais il est bien «ce narrateur absent, dissimulé derrière le rempart des ses morts» tant sa fidélité aux siens et son intérêt pour les autres dominent sa démarche.
Et ce parcours nous est restitué dans une langue magnifique où chaque phrase soulève le lecteur comme une vague avant de le déposer un peu plus loin sur le chemin. C’est un vrai bonheur de se laisser porter par une telle langue.

 

Monique Pearce



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