Yassaman Montazami, Le meilleur des jours, Sabine Wespieser éditeur.

CatégorieLittératures
ParPhilippe

Premier roman paru en 2012 qui raconte l’histoire de Behrouz, le meilleur des jours en Persan et père de Yassaman. il naît en 1940 plusieurs semaines avant terme à Téhéran ce qui n’annonçait pas une longue destinée mais sa mère, Rosa en décida autrement. De ce fait convaincue que sa survie dépendait uniquement des soins qu’elle et elle  seule pourrait lui prodiguer, Rosa exerça  sur son enfant une attention de tous les instants…

Après donc une enfance heureuse il entreprit de faire des études universitaires ce qui le conduisit en France à la fin des années 60, après son mariage avec Zahra. Il s’inscrivit à la Sorbonne en troisième cycle de Sciences Eco et c’est à partir de ce moment que notre histoire va prendre une « savoureuse » tournure. Un premier roman pétri de tout le talent de Yassaman Montazami qui nous fait partager cette drôle de vie avec drôlerie et tendresse.

Philippe Soussan.

 

 



3 commentaires sur “Yassaman Montazami, Le meilleur des jours, Sabine Wespieser éditeur.”

  1. VILTARD dit:

    « Drôlerie et tendresse » ….. Ce sont, à mon humble avis, les deux termes qui évoquent le mieux ce court roman, ce bel hommage au Père….
    Une belle découverte…

  2. Ami(e) des Vraies Richesses dit:

    En effet, une belle découverte. En espérant que ce premier ouvrage aura une suite.
    Monique Pearce

  3. barbara trimbach dit:

    Dans l’espace resserré d’une centaine de pages, Yassaman Montazami évoque avec humour, tendresse, amour et gravité la figure de son père à l’itinéraire chaotique, entre Paris et Téhéran, attelé à sa thèse sur Marx jamais achevée, se démenant entre mère, épouse, amis, réfugiés politiques, amour de jeunesse et maladie. Et ça commence très fort, par une naissance miraculeuse qui expliquera le choix de son prénom, Behrouz (‘le meilleur des jours’ en persan) qui d’emblée donne le ton et convoque à sa manière la truculence de Laurence Sterne dans Tristam Shandy, mais si, mais si… truculence qui atteint un sommet avec l’anecdote familiale sur Shadi Khanoum, un régal ! Mais voici aussi un premier roman empli de l’amour des livres et de la lecture, et dont l’un des plus beaux passages témoigne du désespoir à la découverte que les livres lus avec le père sont aussi lus par tout un chacun : ‘A compter de ce moment là, je n’éprouvai plus jamais cette sensation grisante que mon père et moi étions les uniques et privilégiés interlocuteurs des auteurs qui m’inspiraient le plus grand respect.’ La lecture de Le Meilleur des jours est à son tour un plaisir privilégié.

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