Gabriel·le, Vivien Bessières, Rouergue doado noir

CatégorieLittérature ado
ParMélanie

Gabriel.le

« Gaby pour Gabrielle, comme l’ange Gabriel, mais avec deux L – beaucoup mieux pour voler… »
C’est ainsi que le personnage au centre de ce roman se présente. Genrée au féminin, elle aime maintenir le doute en répondant d’un sourire ambigu lorsqu’on lui demande si elle est bien une fille.
Mais le jour où une photo lui attribuant un sexe masculin commence à circuler, elle se met à la recherche de la personne qui l’a agressée pour réaliser ce cliché (photoshopé ?)
Son suspect numéro 1 : Tomaz, le narrateur de cette histoire. Et pour mener son enquête, une étrange machine permettant de filmer les traumas.

Gabriel·le est un roman qui traite en premier lieu de l’identité de genre, sujet parfois mal mené et malmené par les auteurices qui s’y attaquent, et c’est ici presque un sans faute. Il y est aussi question du poids de la transmission filiale, de la violence des mots et des comportements patriarcaux, de ce qui peut faire d’un ado sans histoires un prédateur qui s’ignore.
Dans ce roman se mêlent noirceur et espoir, violence et amitié, le tout saupoudré d’expressions remaniées avec humour. J’ai particulièrement aimé cette plongée dans l’esprit de Tomaz et son évolution.

Un roman à lire à partir du lycée.

 

Mélanie Delaporte

Les Facétieuses, Clémentine Beauvais, Sarbacane

CatégorieDocumentaires
ParMélanie

Les FacétieusesTout commence pour Clémentine le jour où on lui demande d’écrire une saynète sur la courte vie de Louis XVII. Un prince au-dessus du berceau duquel les fées ne se sont visiblement pas penchées.
Et c’est cette pensée qui amène notre autrice à cette question cruciale : qui pouvait bien être la marraine la bonne fée du fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette ? Réalisant que la réponse ne se trouve ni sur Internet, ni dans les manuels d’histoire, elle décide de mener l’enquête, avec l’espoir d’en apprendre plus sur cette profession disparue au moment de la Révolution française et, peut-être, de réhabiliter ces femmes, dont elle pense qu’elles étaient forcément plus que les protectrices des nobles. À la recherche de l’identité de la marraine la bonne fée de Louis XVII et d’un féminisme qui les aurait animées et que l’Histoire aurait occulté.

Après nous avoir offert de nombreux romans, Clémentine Beauvais nous propose cette fois une enquête sur les marraines la bonne fée, dont nous avons appris si peu de chose au collège et au lycée que la plupart d’entre nous n’en garde que quelques lointains souvenirs – ou pas du tout, comme moi qui n’ai jamais été passionnée par les cours d’Histoire.

Un essai passionnant, aux révélations fracassantes, qui nous permet de redécouvrir les marraines la bonne fée sous un tout autre angle… et qui pourrait bien transformer notre société tout entière. À mettre d’urgence entre toutes les mains.

 

Mélanie Delaporte

Fermeture estivale

CatégorieAnnonces
ParMélanie

Votre librairie sera fermée du samedi 23 juillet au soir au mardi 16 août au matin.

Bel été !

Soutien à la tribune de quatre éditrices indépendantes façe à la fusion Editis/Hachette.

CatégorieRevue de presse
ParPhilippe

FusionEditis-Hachette des éditrices indépendantes prennet la plume

Alice Kaplan, Maison Atlas, Le bruit du monde, traduit de l’américain par Patrick Hersant.

CatégorieLittératures
ParPhilippe

Couverture : Maison AtlasJe ne pouvais pas passer à côté de ce livre, non pas parce qu’Alice Kaplan est une universitaire américaine spécialiste de Camus.

Non pas non plus parce que son roman, le premier, parle de l’Algérie (et si bien) de l’indépendance jusqu’aux années 1990/95 et la guerre civile.

Mais parce que Daniel Atlas, un des héros de ce livre avec Emily, étudiante américaine qui le rencontre sur les bancs de l’université de droit à Bordeaux et Becca qui est peut-être celle à qui cette histoire est destinée…Ce Daniel Atlas donc, est sans doute au même titre que son père, Sammy et sa mère, Suzy ou son grand-père, Henri, un archétype et une singularité de l’Histoire de l’histoire de cette Algérie, si chahutée, si secrète, si trouble et si mystèrieuse.

Beau premier roman, touchant et profond à découvrir.

 PS : Bref salut à la maison d’édition Le bruit du monde créée en 2022 et qui porte déjà haut l’étendard de cette littérature-monde si chère en son temps à Edmond Charlot, homme à qui je voue une grande admiration.

Philippe Soussan.

Meute, Karine Rennberg, éd. Actusf

CatégorieSF / Fantasy
ParMélanie

Meute, Karine RennbergNé dans la pauvreté des Docks, Nath s’y sent chez lui et a fait de leur violence son gagne-pain. La Marina et ses villas ne sont pas pour lui, et les seules personnes qu’il y connaît sont Marc, l’alpha qui lui est venu en aide lorsqu’une morsure a fait de lui un loup, et sa meute, que Nath a rejoint sans vraiment réussir à s’y intégrer.

Val vit lui aussi dans les Docks. Dévoreur de livres, il est assez tendre pour adopter un chaton égaré, mais n’hésite pas à laisser parler la violence quand on ne prend pas au sérieux ses refus. Il a perdu la voix lors d’une attaque qui lui aurait coûté la vie si son coéquipier Nath n’avait pas été là.

Ces deux-là se sauvent l’un-l’autre depuis assez longtemps pour qu’ils aient arrêté de tenir les comptes.

Quand Nath se voit confier pour quelques jours la surveillance de la maison où vit sa meute, et surtout la protection d’un loupiot affaibli et terrorisé, il ignore encore que ce jeune garçon risque de changer le cours de leurs vies.

Roman atypique de par son écriture – à la deuxième personne du singulier -, Meute mélange à merveille noirceur et couleurs. À travers les points de vue de Nath, Val et Calame, c’est une tranche de vie qui s’ouvre à nous, faite de douleur comme de douceur, de peur comme de confiance, de sang comme de chocolat chaud.

Mélanie Delaporte

Rencontre/ Dédicace avec Stefan Hertmans pour Une ascension, Gallimard, livre traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin à la Médiathèque Raymond Queneau de Juvisy.

CatégorieEvénements
ParPhilippe

Club de lecture

CatégorieAnnonces
ParMélanie

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement d’un club de lecture à destination des adolescents, du collège au lycée.

Animé par Mélanie, il se tiendra une fois par mois à la librairie.

Pour cette première, le rendez-vous est fixé au vendredi 25 février, de 18h à 19h.

Les inscriptions sont ouvertes à la librairie ainsi que par mail, en précisant nom, prénom et âge.

Voeux 2022

CatégorieAnnonces
ParPhilippe

Bonjour à toutes et tous,

Une nouvelle année commence, la treizième pour la librairie, une année où je l’espère nous allons pouvoir vous proposer des animations, des rencontres qui resteront dans les mémoires de celles et ceux qui y participeront…
C’est de ceci dont il s’agit dans le dernier livre de Jon Kalman Stefansson paru chez Grasset, Ton absence n’est que ténèbres, traduit de l’islandais par Éric Boury, qui écrit ceci, l’incipit du livre :
« Le plus important, les choses qui vous marquent durablement …/… peuvent laisser en vous des traces si profondes qu’elles s’impriment dans votre patrimoine génétique, lequel se transmet ensuite de génération en génération – façonnant les individus qui naitront après vous. C’est une loi fondamentale. Vos gènes charrient vos émotions, souvenirs, expériences et traumatismes d’une vie à une autre, et dans ce sens, certains d’entre nous sont vivants longtemps après leur disparition, y compris lorsqu’ils ont sombré dans l’oubli ».

Une année de découvertes littéraires, car les livres ont aussi ce pouvoir singulier de vous bouleverser de renverser votre intime d’être là où l’on ne les attend pas…
Ainsi le livre formidable de Caroline Hinault, In carna sous-titré fragments de grossesse paru au Rouergue en ce début d’année où cette « expérience » intime acquiert sous sa plume une valeur universelle. Caroline Hinault écrit ceci : « En les retravaillant (les fragments), j’ai oscillé entre différentes formes littéraires mais c’est toujours l’écriture fragmentaire qui est revenue. Ni tout à fait essai, ni complétement récit, peut-être un peu des deux, un mi-chemin de l’écriture, à l’image de l’expérience qu’elle relate. Une forme hybride pour une identité passagère ».

Une année enfin où j’aurais plaisir à partager avec vous la venue de Stefan Hertmans qui nous présentera son dernier livre paru chez Gallimard, Une ascension traduit du néerlandais (Belgique) par Isabelle Rosselin. L’auteur du magnifique Cœur converti sera reçu à la médiathèque Raymond Queneau de Juvisy le vendredi 25 mars à partir de 19H.
Ecrivain aux multiples talents, conteur d’histoires flamboyantes nous aurons j’en suis sûr à ses côtés de quoi nourrir notre imagination.

N’oublions pas le prix PIAF avec 4 romans à départager avant la fin du mois de février(https://bloguithecaire.wordpress.com/2021/01/21/prix-piaf-2021-ndl/) ni la fête de la librairie indépendante le samedi 23 avril( https://www.facebook.com/fetedelalibrairie/ ) et comme nous ne serions rien sans eux : nos jeunes (du lycée Pagnol) pourront dialoguer avec Maryam Madjidi qui a écrit Pour que je m’aime encore, Le Nouvel Attila, livre présenté lors de la soirée de rentrée littéraire en octobre dernier, ( merci à Bibliocité et à Linda). Ce sera le vendredi 20 mai prochain dans le cadre de la Quinzaine de la librairie.

Mais l’année ne fait que commencer…
…/…
Belle année à toutes et tous !!!
Philippe Soussan.

Marque Page du 1er décembre 2021 – France TV

CatégorieRevue de presse
ParMélanie

Philippe a de nouveau participé à l’émission de France TV « Marque-Page ».

Découvrez sa recommandation ici : Marque-Page du 01/12/2021